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57 % des salariés quittent leur emploi à cause de leur manager

Ce que révèle l’étude DDI sur le management, et pourquoi il est temps d’agir

« People don’t leave companies, they leave managers. »— DDI, The Frontline Leader Project
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📉 Quand le management devient la première cause de départ

Selon une étude internationale menée par DDI (Development Dimensions International) auprès de plus de 23 000 managers de premier niveau,👉 57 % des salariés ont quitté un emploi en raison du comportement de leur manager.

Un chiffre qui résonne fort dans un contexte de transformations profondes du travail. Plus d’un salarié sur deux ne quitte pas son entreprise, mais la manière dont il y est managé.Le facteur managérial devient un levier ou un risque majeur de rétention, d’engagement et de performance.

⚠️ Une fonction managériale souvent livrée à elle-même

Les chiffres du rapport sont éloquents :

  • 60 % des nouveaux managers échouent dans les deux premières années.

  • 84 % décrivent leur prise de poste comme “hautement stressante”.

  • L’âge moyen du premier poste managérial est de 36 ans, mais la première formation arrive à 40 ans.

  • Près d’un manager sur deux (49 %) estime ne pas recevoir le développement dont il a besoin.

Ces chiffres traduisent un paradoxe : on confie aux managers la responsabilité de la performance, de la motivation et du climat social,mais on les laisse trop souvent sans accompagnement structuré ni cadre de référence clair.

💡 Ce que les collaborateurs attendent vraiment

L’étude montre que les salariés n’attendent pas des super-héros du management, mais des êtres humains capables d’écoute et de cohérence.Leurs attentes principales :

  • Être respectés et reconnus dans leur travail.

  • Pouvoir parler librement de ce qui fonctionne ou non.

  • Sentir une cohérence entre les décisions et les valeurs.

  • Participer aux décisions qui impactent leur quotidien.

Autrement dit, ils demandent du dialogue, de la clarté et de la reconnaissance. Exactement ce que les lois Auroux de 1982 appelaient déjà de leurs vœux à travers le droit d’expression sur le travail — l’un des fondements du dialogue professionnel.

🔄 Le manager au cœur du dialogue professionnel

Le rapport DDI fait écho au rapport IGAS 2025 sur les pratiques managériales : il est urgent de replacer le manager au cœur du dialogue professionnel, en l’aidant à réguler les tensions, à clarifier son rôle et à développer ses comportements vertueux.

Cela suppose de :

  1. Structurer des espaces de dialogue managérial réguliers : points 1:1, entretiens de progrès, feedback continu.

  2. Former les managers à l’écoute et à la reconnaissance, au-delà des savoir-faire techniques.

  3. Évaluer les pratiques managériales avec autant de rigueur que les résultats économiques ou financiers.

Le manager n’est pas seulement un relais hiérarchique : il est un acteur clé de la santé organisationnelle.

🌱 Vers un management plus humain et durable

Les données de DDI ne pointent pas une crise individuelle, mais une crise de système :celle d’un management encore trop souvent centré sur le contrôle plutôt que sur la confiance.

Renforcer le dialogue professionnel, accompagner les managers dans leur rôle et reconnaître la dimension humaine de la performance ne sont pas des gestes symboliques.C’est une condition de durabilité pour les organisations et une preuve de maturité managériale.

🧠 À retenir

Chiffre clé

Signification

57 %

ont quitté un emploi à cause de leur manager

60 %

échouent dans les deux premières années

84 %

vivent leur prise de poste comme stressante

49 %

ne reçoivent pas le développement nécessaire

32 %

ont sérieusement envisagé de partir à cause de leur manager

🧭 Et maintenant ?

Faire évoluer les pratiques managériales, ce n’est pas “former plus”,c’est dialoguer mieux. Écouter, reconnaître, clarifier, réguler : voilà les quatre piliers d’un management responsable, humain et durable.

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